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aurélien au départ de notre aventure

Le départ de notre aventure à la voile

Que c’est bon d’avoir franchi le pas et larguer les amarres pour une nouvelle vie. Peu osent le faire, nous l’avons fait!!! Je suis extrêmement fière de l’homme qui m’accompagne dans cette aventure et de notre petit bout de chou qui assure comme un chef. Nous venons de quitter la Bretagne, quitter nos amis, notre famille, nos métiers pour une vie en symbiose avec les éléments. Une vie rythmée par les flots, seuls nos envies et le vent guideront notre trajet.

départ à la voile

La préparation

Il n’y a pas de départ sans préparation. Après 2 ans et demi, nous sommes enfin prêts à vivre la grande aventure. Nous avons acheté Maloya le 7 août 2014 à Hyères les Palmiers, depuis nous n’avons cessé de l’améliorer et de l’adapter au grand large.

Il a d’abord fallu le rendre autonome en énergie, puis changer sa garde robe (les voiles), les bouts, l’accastillage, lui mettre un nouveau revêtement de coque, etc … Avec tous ces chantiers, réalisés par des pros mais aussi par nous, nous avons beaucoup appris sur notre bateau et la façon de l’entretenir. Nous partons donc plus confiant dans ce projet.

Mais une fois le bateau prêt il était temps de partir.

Le bateau océans 411

Le départ de notre aventure à la voile

départ tour du monde en voilier

Notre départ était prévu depuis plusieurs mois. Nous partirions début mai, juste après le mariage de nos copains de Dinard. Alors à la première fenêtre météo, nous avons saisi notre chance. Ronan, mon père de coeur et le parrain du bateau nous a proposé de nous accompagner pour la traversée du Gascogne connu pour sa houle et ses grains tant redoutés.

Sur le quai ce mercredi 17 mai 2017, une poignée d’amis et de famille nous accompagne pour ces dernières heures bretonnes et comme pour plomber un peu plus la scène, le ciel aussi pleure notre départ. Mais l’illusion n’est que de courte durée, rapidement vient l’heure des adieux et les larmes coulent timidement sur nos joues. On en a de la chance d’avoir des amis et de la famille aussi chouette à nos côtés. C’est fou comme ça aide d’avoir des proches qui nous soutiennent et rêvent à travers nous. L’aventure n’est que plus belle. Le maire d’Etel est même là ce matin, Nael blottit contre moi reçoit sa première médaille. Un porte clef à l’effigie du dernier thonier immatriculé à Etel, l’épopée maritime ételloise continue !

Le spi asymétrique bleu est de sortie pour ce dernier passage de barre, JP nous guide dans un chenal mousseux. Il a y a de quoi surfer aujourd’hui sur la barre d’Etel. Adieu l’amie.

le maire au départ de notre aventure

La traversée du Gascogne

Aurélien après avoir fait la manoeuvre de spi est trempé. Ses yeux rivés sur le rivage, je le sens partagé entre le large qui l’attire et la terre qui le retient. Ca n’est pas si simple de quitter ceux que l’on aime. Il n’en revient pas, ça y est on y est. Ronan l’invite à aller se mettre à l’abri du froid et changer de tenue. Mais c’est trop tard, le mal est fait. Crevé par les chantiers successifs pour préparer Maloya et gelé, il attrape rapidement le mal de mer. C’est allongé dans la cabine avant, qu’il va faire cette première traversée. Le pauvre, le Gascogne aura été rude avec lui. Il ne m’a pas épargné non plus. J’ai beaucoup vomi, moi qui ne suis pas souvent malade, mais j’ai réussi à tenir mes quarts et m’occuper de Nael malgré mes difficultés à m’hydrater.

La météo fût fidèle à ses prévisions, 20-25 noeuds, des grains, 3 à 4 mètres de houle. Un petit dégolfage classique en somme. Malgré tout Aurélien est ravi de cette première et ne se laisse pas impressionner, il va travailler ce mal de mer. Moi je suis ravie de retrouver mon élément. Une nuit, la lune éclairant le sillage du bateau, les planctons phosphorescents m’ont fait entrevoir plusieurs sauts de dauphins le long de la coque de Maloya. Juste magique.

Terre en vue

Le bateau « comme neuf « 

Maloya nous a impressionné, j’ai fait un peu de class 40 ces dernières années en tant qu’équipière et en exagérant légèrement je pourrais dire que j’avais l’impression d’être sur ces engins de course. Avec ses nouvelles voiles North Sails et la trinquette sur enrouleur Profurl, on a fait le parfait combo. On a quasiment tout fait grand voile haute ou avec un ou 2 ris plus trinquette, de la bombe de balle. Trop trop chouette. 5,8 noeuds de moyenne avec une fin à louvoyer pour remonter dans la baie de A Coruna. Donc on est vraiment content, on a confiance en lui et ça, c’est la base.

oceanis 411

Bébé à bord

bébé à bord d'un voilier

Que dire à part que Nael est un bébé conçu sur l’eau, qui est venu à maturité dans mon ventre au gré de nos navigations bretonnes et depuis 4 mois qu’il vit au son du clapotis sur la coque. Donc dans cet environnement, il semble clair qu’il développé des capacités maritimes. Pour lui la traversée de ce golfe de Gascogne, c’était comme à la maison. Avec le téton jamais très loin pour se rassasier, ses peluches, son hochet… Un coup dans le transat, un coup par terre sur son tapis de jeu, dans son lit à l’avant ou encore contre maman dans la cabine arrière lors de nos quarts nocturnes. Il a vécu cette traversée à mon rythme et c’était super. C’est une charge de plus que de naviguer avec un nourrisson, mais quelle joie de voir sa frimousse à chaque fois que l’on descend dans le carré! Un gentil bébé.

bébé à bord

Et maintenant

Et ben maintenant c’est la vie en mer qui commence  pour nous 3. On va descendre le long des côtes Espagnoles et Portugaises en ce mois de mai et juin. Puis en juillet tranquillement on ira vers le Maroc.

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A propos de Sarah Hébert

Je suis la capitaine du bord mais heureusement que mon homme est là pour me compléter à merveille, notamment sur toutes les tâches ingrates style la mécanique! ;) C'est principalement moi qui tiens ce blog, j'adore partager ma passion et communiquer mon amour de la mer. Si vous avez des questions posez-les moi en commentaire, je me ferai un plaisir de vous répondre à la prochaine escale! Rejoignez-nous sur notre profil Google+

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8 commentaires

  1. Marie laure Rambaud

    Quel plaisir de suivre votre aventure .. c est un bonheur pour ceux qui ne peuvent partir ! Merci de ce partage on attends avec impatience les récits et l’histoire de Nael à bord Bises De Nantes

  2. SIFFROY bertrand

    salut,

    pas de vent sur le défi wind cette année.
    Vous n’aurez donc rien loupé
    bon vent et bon voyage
    a bientôt sur l’eau

    • Oui, ouf! Sarah avait renoncé à regret à participer à cette course cette année. On fera notre pèlerinage Défi un jour !

  3. Frederic bonnardel

    Quel rêves ! Continuer à nous faire rêver comme vous le faites !
    Je vous souhaite le meilleur pour votre aventure !
    Si un jour le vent vous pousse jusqu’en Guadeloupe faites nous signe !

  4. Bjr Maloya,

    Histoire passionnante en live . Enrichissante aventure pour tout aspirant au rêve voileux.
    J’ai juste une question tristement technique: quel moteur avez vous et combien d’heure à t il ?
    Comment la.avez vous préparé pour ce trip ?
    Bon vent à vous 4 (je compte maloya)

    • Bonjour et merci de ton message Philippe.
      Nous avons un moteur Volvo MD 22 59ch. Nous avons fait toutes les courroies et vidanges avant le départ.
      Pour l’énergie, nous avons ajouté un alternateur d’arbre d’hélice pour seconder l’alternateur du moteur lorsqu’on navigue.
      Hélice tripale fixe.
      A bientôt,
      Aurélien

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